• /h/fr/a-choeur-symphonique.jpg
  • /h/fr/a-orchestre-symphonique.jpg
  • /h/fr/b-tournees-musicales-en-france-et-en-europe.jpg
  • /h/fr/c-choeur-de-chambre.jpg
  • /h/fr/d-orchestre-de-chambre.jpg
  • /h/fr/e-concerts-musique-classique-paris.jpg
  • /h/fr/f-ensemble-vocal.jpg
  • /h/fr/la-formation-musicale-des-etudiants-de-paris-france-www.coge.org.jpg
  • /h/fr/o-audition-repetition-generale-partition.jpg
  • /h/fr/o-concert-programmation-musicale.jpg
  • /h/fr/o-direction-musicale-chef-orchestre-choeur.jpg
  • /h/fr/palais-royal-paris-france.jpg
  • /h/fr/s-eglise-de-la-sainte-trinite-paris.jpg
  • /h/fr/salle-pleyel-paris-france.jpg
  • /h/fr/theatre-du-chatelet-paris-france.jpg

Prélude à l'après-midi d'un faune de Claude DEBUSSY (1862-1918)

Prélude à l'après midi d'un faune

Claude DEBUSSY (1862-1918)

Prélude à l'après-midi d'un faune « Ce Prélude est une illustration très libre du beau poème de Stéphane Mallarmé. Elle ne prétend nullement à une synthèse de celui-ci. Ce sont plutôt les décors successifs à travers lesquels se meuvent les désirs et les rêves du faune dans la chaleur de cet après-midi. Puis, las de poursuivre la fuite peureuse des nymphes et des naïades, il se laisse aller au sommeil enivrant, rempli de songes enfin réalisés, de possession totale dans l’universelle nature. » Voici comment Debussy présente cette célèbre page d’orchestre dans la notice de l’édition originale. Si le compositeur a intitulé celle-ci prélude, c’est bien parce que cette pièce devait être la première partie d’une composition plus vaste inspirée par le poème de Mallarmé (reproduit à la fin du programme), composition devant comprendre, outre le prélude, un interlude et une paraphrase. La création du Prélude à la Société nationale de musique fut un franc succès, elle eut lieu à la fin de l’année 1894, deux ans après le début de la composition. Pour terminer, nous rapportons les brefs remerciements que fit Mallarmé à Debussy :« Sylvain d'haleine premièreSi la flûte a réussiOuïs toute la lumièreQu'y soufflera Debussy. »

Mirjams Siegesgesang (Chant de victoire de Myriam) D. 942

Franz SCHUBERT (1797-1828)

Franz Grillparzer (1791-1872) fit partie, avec notamment le baryton Michael Vogl, du petit cercle d'amis qui surent très tôt reconnaître le génie de Schubert. C'est donc tout naturellement que le grand poète, a qui l'on doit l'ode funèbre pour l'enterrement de Beethoven, accepta d'écrire le texte de cette petite cantate, basé sur les passages de l'Ancien testament concernant la fuite d'Egypte des Hébreux conduit par Moïse. Ce chant est ici attribué à Myriam, la soeur de Moïse et d'Aaron, personnages que Rossini et Schönberg mirent aussi en musique. L'action dramatique se situe au moment même où la tribu des Hébreux fuit les troupes menées par Pharaon et se retrouve bloquée sur la rive égyptienne de la Mer rouge. Une intervention divine ouvre la mer pour laisser passer les Hébreux sur la terre ferme et referme celle-ci sur les chars égyptiens.

Cette oeuvre date de la toute fin de la vie de Schubert, celle ci fut d'ailleurs créée de manière posthume lors du concert organisé pour l'inauguration de son monument funéraire. Schubert avait en fait pensé à une cantate pour soprano, choeur et orchestre mais il n'eut pas le temps d'effectuer l'orchestration.

L'oeuvre comprend six mouvements distinguant autant de parties, le mouvement final reprenant le thème de l'introduction. Cette dernière débute par une quasi citation du « The trumpet shall sound » (Que les trompettes sonnent) du Messie de Haendel, soulignant l'appelle à la musique que lance Myriam (au travers de la voix de soprano soliste) pour honorer Dieu. Dans la seconde partie, Myriam rappelle comment Dieu guida les Hébreux dans le désert et leur permit de traverser la mer. Schubert utilise alors une mesure ternaire et alterne les interventions de la soliste et du choeur qui vient doucement souligner ses propos. Le climat change brutalement dans lasection centrale allegro agitato à quatre temps. Myriam décrit l'arrivé des chars égyptiens s'apprêtant à rejoindre les Hébreux tandis qu'une tempête se lève. Schubert déploie ici tout son talent pour rendre avec force l'aspect très dramatique de la scène, notamment grâce au rythme, aux fréquentes modulations et aux interventions du choeur amplifiant la peur et l'angoisse qui s'emparent de Myriam. La quatrième partie s'enchaîne directement en élargissant le mouvement, elle transforme la tempête en une colère divine portée par le choeur seul, engloutissant dans les eaux les troupes de Pharaon. La soliste réapparaît à la fin de la tempête pour décrire avec beaucoup de lyrisme vocale la scène de désolation. Enfin, après une reexposition du solennel thème introductif, Schubert le développe avec éclat en une grande fugue se terminant en homophonie sur une magnifique cadence de do majeur.

"Hör mein Bitten" (écoute ma prière)

Felix MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809-1847)

Cette hymne fait partie d'une série d'oeuvres, principalement vocales, que Mendelssohn composa pour l'Angleterre, où il avait connu un immense succès dès les années trente comme soliste et chef d'orchestre. En effet, si l'auditeur entendra lors de ce concert la version allemande de cette adaptation du psaume LV, cette oeuvre fut créée à Londres en 1845 dans sa version anglaise « Hear my prayer » par Ann Sheppard Mounsey, la fiancée du traducteur. C'est aussi à la demande d'un irlandais que Mendelssohn réalisa ensuite une orchestration de l'oeuvre.

“Hör mein Bitten” de Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809-1847), par le Choeur de Chambre du COGE.

Le texte de ce psaume attribué à David décrie l'effroi et l'angoisse qui envahit l'âme du croyant face aux menaces des ennemis de la foi. Si l'hymne débute par une prière simple et mélodieuse à la dominante entonnée par la soprano solo, l'oeuvre prend un caractère plus chromatique à l'évocation de la solitude. Le choeur intervient ensuite en écho aux interventions solistes et le mouvement s'accélère lors de l'intervention des ennemis. Mendelssohn développe ensuite le thème en contrepoint sur les paroles « In Knechtschaft und Schmach » (esclavage et honte). Après un bref recitatif, soliste et choeur relance une prière divine. Puis le compositeur confie une mélodie pleine de charme à la voix soliste evoquant son désir de fuite par l'envol. Le choeur deploie ensuite le sujet sous forme de fugue puis vient élégamment souligner la reprise de la mélodie par la soprano.

Notes de programme de concert mises à jour le mercredi 27 octobre 2010 à 15:09