30 ans au service de la musique

Né de l'idée ambitieuse de rapprocher le monde étudiant et celui de la musique classique, les Choeurs et Orchestres des Grandes Ecoles (COGE) ont vu le jour, il y a plus de 20 ans. C'est en effet en 1981 qu'un projet original d'union des chorales de l'Ecole HEC et de l'Ecole Polytechnique a vu le jour, animé par un groupe d'étudiants entreprenants et visionnaires qui choisirent rapidement d'associer un orchestre à l'ensemble.

Le développement de la structure connaîtra dès lors un succès non démenti reconnu dès l'année suivante par un concert le 29 mai 1982, à la salle Pleyel, prélude d'une longue série de productions prestigieuses. Au fil des ans, le COGE a su confirmer sa réputation de qualité et de sérieux au point d'atteindre la place reconnue de premier ensemble musicale étudiant de France, saluée l'an passée encore par une participation exceptionnelle au concert donné au Palais Royal, à Paris, dans le cadre des Rencontres pour l'Europe de la Culture.

Véritable petite "entreprise artistique et musicale", les Choeurs et Orchestres des Grandes Écoles accueillent chaque année plus de 300 étudiants issus des établissements de l'enseignements supérieurs de Paris et de l'Ile de France. Cet afflux de jeunes talents sans cesse renouvelé, compose un authentique campus virtuel, à la source même du dynamisme et de l'innovation constante de l'ensemble, où chacun contribue par ses compétences à son épanouissement.

Depuis plus de 20 ans, le COGE, c'est : des émotions partagées par plus de 3 000 étudiants choristes ou instrumentistes, un public cumulé de près de 90 000 personnes, 223 oeuvres inscrites au répertoire, plus de 150 concerts pour certains immortalisé par un enregistrement CD, un encadrement musical assumé successivement par 8 chefs d'orchestre et 17 chefs de choeur, la participation de près de 100 solistes professionnels reconnus... Pour en savoir plus sur ce qui a fait du COGE ce qu'il est aujourd'hui, consultez l'historique...

1981-1985 : La naissance du COGE...

En 1982, les chorales de l'Ecole Polytechnique et de HEC fusionnent, tandis que se crée en parallèle un orchestre, également composé d'étudiants majoritairement issus de ces deux écoles. Le COGE comptera ensuite rapidement des étudiants de Sciences Po puis de l'ESSEC, des autres Grandes Ecoles puis des facultés, menant ainsi à l'ouverture à l'ensemble de la population étudiante qui caractérise aujourd'hui le COGE.

Amphi d'HECTout premier concert de la Grande Formation du COGE interprétant le Gloria d'Antonio Vivaldi, en juin 1981 dans le grand amphithéâtre d'HEC.

Ainsi né, le COGE donnera son premier concert, à la salle Pleyel, le 29 Mai 1984. D'ores et déjà, les valeurs du COGE, toujours actuelles aujourd'hui, sont véhiculées par tous les cogistes : partage entre étudiants d'une passion pour la musique, concerts au sein même des Grandes Ecoles et Universités pour rapprocher encore la musique classique des étudiants, travail visant la qualité maximale encadré par des professionnels, ambiance chaleureuse. A partir de la 2e saison (1984-1985), deux programmes seront travaillés, le deuxième donnant lieu à un concert à la salle Pleyel mais aussi à des concerts en province. La première ville visitée par le COGE sera Strasbourg.

1985-1988 : De nombreux concerts à Pleyel et en province...

A partir de la 3e saison, et fort du succès de ses précédents concerts, le COGE donne chaque année deux concerts à la salle Pleyel, où des étudiants de toutes les Grandes Écoles se retrouvent pour écouter leurs camarades jouer ou chanter. Metz, Rouen, Bordeaux, Dijon, Nantes, Lyon sont autant de villes où le COGE se produira également.

1988-1992 : Une nouvelle formation et premier concert à l'étranger

En 1988, une nouvelle formation se crée : la Petite formation. Elle naît du désir d'un groupe particulièrement motivé et expérimenté de musiciens de la Grande formation (comptant alors 90 instrumentistes et plus de 200 choristes) de faire de la musique en effectif plus réduit. Elle donnera un programme par saison, constitué d'oeuvres nécessitant un nombre réduit d'exécutants.

Tout en donnant ses deux concerts annuels à la salle Pleyel ainsi que de nombreux concerts au sein même des Grandes Écoles et universités, le COGE se produit pour la première fois à l'étranger en 1989. De 1988 à 1992, le COGE visitera ainsi Leiden, Stuttgart, Bruxelles ainsi que Lille, Caen, Nancy, Toulouse et Reims.

1992-1996 : Concerts symphoniques et musique contemporaine...

En 1992, une nouvelle formule apparaît pour la Grande formation : elle donnera désormais un premier programme exclusivement symphonique, tandis que le choeur et l'orchestre réunis travailleront des programmes particulièrement ambitieux pour les traditionnels concerts à la salle Pleyel. Le COGE continuera de visiter les grandes villes de France et d'Europe : Genève, Bruxelles, Grenoble, Strasbourg, Belfort, Chartres, Poitiers, La Rochelle, Lille.

Grande Formation du COGE interprétant les Danses Polovtsiennes d'Alexander Borodine, le vendredi 26 mai 2000 à la Salle Pleyel.

Au cours de ces années, de prestigieux solistes prêteront leur concours - dont David Grimal et Marc COPPEY - alors que le célèbre acteur Michael LONSDALE sera le récitant de la Symphonie Kaddish, interprétée en création française en juin 1995 à la salle Pleyel.

Cette volonté de programmer de la musique contemporaine au COGE sera également marquée par la création par le COGE d'un original concours de composition en 1994. La création française en juin 1996 du Coronation Ode d'Elgar sera, quant à elle, soutenue par le Ministère de la culture, le British Council et l'Ambassade de France en Belgique, qui nous accordent leurs Haut-patronage.

1996-2003 : De nombreux événements soutenus par de prestigieuses institutions...

En 1996, choeur et orchestre de la Grande Formation sont désormais réunis au cours des deux programmes interprétés chaque saison par cet ensemble. Fribourg, Chartres, Vanne, Belfort, Lyon, La Baule, Nantes seront autant de villes dans lesquelles le COGE se produira de 1996 à 2002.

En 1997, le Ministère de la Culture et l'Ambassade d'Allemagne en France accordent leur haut-patronage pour la programmation de la Deuxième Symphonie et d'Un Requiem allemand de Brahms, commémorant ainsi le centenaire de la mort du compositeur.

Grande Formation du COGE interprétant le Requiem de Dvorak, le lundi 9 mars 1999 en la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

Le 9 mars 1999, un concert exceptionnel du COGE est donné en la cathédrale Notre-Dame de Paris au profit de l'Association caritative l'ENVOL, présidée par le Général Morillon. Ce concert, au cours duquel est interprété le Requiem du compositeur tchèque Anton Dvorak, est placé sous le haut-patronage de l'Ambassade de la République tchèque en France.

En mai 2002, la toute première interprétation du Concerto pour Cor et Orchestre du compositeur serbe Ivan Jevtic est réalisée par le COGE. Cette création mondiale a représenté non seulement une chance pour les jeunes musiciens d'aborder la musique contemporaine, mais a aussi été un événement majeur dans le milieu musical, avec notamment la participation d'une jeune corniste de renommée internationale, Mirjam WERNER.

A partir de la 18e saison (2000-2001), marquant le dix-huitième anniversaire du COGE, le Président de la République et le Ministère de la Culture accordent à leur tour leur Haut-patronage au COGE.

Après plusieurs passages télévisés sur France 2 et Mezzo, le COGE enregistre en 1998 une partie de son programme dans le studio 104 de la maison de Radio France pour l'émission « À vous de jouer » (France Musiques). Radio Classique enregistre en 2002 le second programme de la Formation symphonique. Enfin, une émission est consacrée au COGE en mai 2002, sur France Musiques.

2003 à nos jours : Refondation & Expansion

A partir de la 21e saison (2003/2004), le COGE entame une profonde mutation. Il s'agit de proposer à tout étudiant motivé par la pratique de la musique d'ensemble une formation et un pupitre qui correspondent à ses attentes. Pour marquer sa diversité dans ce qu'il propose à tous les étudiants, le COGE devient pluriel : Choeurs et Orchestres des Grandes Ecoles.

Toujours dans ce cadre, la Grande Formation devenue Formation symphonique reste ouverte à tous, mais la Petite Formation, rebaptisée Formation de chambre est profondément restructurée.

Après 17 saisons d'existence, au cours desquelles la Petite Formation donnait une seule série de concerts, ce sont désormais deux programmes qui sont travaillés au cours de la 20e saison (2002/2003) puis trois au cours de la 21e saison (2003/2004). C'est à partir de cette même saison que l'ensemble des musiciens (instrumentistes et choristes) sont exclusivement recrutés sur audition, afin de sélectionner les plus motivés et expérimentés.

En 2004, un nouvel ensemble complémentaire aux deux autres se crée. Il s'agit d'un Ensemble vocal de 18 chanteurs, rigoureusement sélectionnés. Ils travaillent un programme par saison, constitué exclusivement d'oeuvres a capella.

Ces années seront aussi l'occasion pour le COGE de se produire dans de nouvelles salles prestigieuses (salle Cortot, auditorium des Halles, auditorium Saint-Germain-des-Prés...) tandis qu'une tournée à Bruxelles sera organisée en juin 2004, marquant le retour des déplacements du COGE hors de Paris, un temps mis en veille, faute de financements suffisants.

Le COGE, fidèle à sa tradition étudiante, donne une série de concerts au sein même des Grandes Ecoles et Universités (Polytechnique, HEC, Faculté Dentaire, Faculté de Médecine...) afin d'entretenir et prolonger le lien entre la musique classique et les étudiants.

Formation de Chambre du COGE interprétant l'Ode à la Joie de Beethoven, le lundi 2 mai 2005 au Palais Royal.

A l'invitation du Ministre de la Culture, le choeur et l'orchestre de la formation de chambre du COGE ont eu le privilège d'interpréter l'Ode à la Joie de Beethoven lors de la soirée du lundi 2 mai 2005 dans la cour d'honneur du Palais Royal en clôture des festivités organisées pour les Rencontres pour l'Europe de la culture, réunissant la plupart des ministres de la Culture des 25 pays de l'Union européenne, le président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, premier ministre et ministre des Finances du Luxembourg, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne et plus de 500 personnalités de l'Europe culturelle (Barbara Hendricks, Teresa Berganza, Umberto Ecco, Jeanne Moreau, Peter Sloterdijk, Marc Fumaroli, Jacqueline de Romilly, etc...). L'interprétation de l'hymne européen a conclu un spectacle de sons et lumières ou se déployait une intervention sonore en vingt langues européennes accompagnée d'images projetées sur la façade du Conseil d'état assemblant personnages, drapeaux, oeuvres issues de la peinture européenne et citations choisies par des artistes et des créateurs des 25 pays de l'Union européenne.

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