Messa di Gloria de Giacomo PUCCINI

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Programme du concert

Manon Lescaut (Intermezzo) de Giacomo PUCCINI (1858-1924).

Messa di Gloria de Giacomo PUCCINI (1858-1924).

Motets : Quando Corpus, O Salutaris de Gioacchino ROSSINI (1792-1868).

Prélude symphonique de Giacomo PUCCINI (1858-1924).

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Dates

Concerts d'hiver de la 17e Saison (1999-2000) donnés par la Formation Symphonique (FS).

GATTO Roberto, chef d'orchestre.

LEBEC Sandrine, chef de choeur.

Jeudi 3 février 2000 en l'Église de La Madeleine (Paris 8e).

Vendredi 4 février 2000 en l'Église de la Sainte-Trinité (Paris 9e).

Solistes

WALKER Malcolm, baryton.

GARAYT Patrick, ténor.

Historique

Retrouvez 1 des œuvres de ce programme données à l'occasion d'autres concerts :

Messa di Gloria de Giacomo PUCCINI (1858-1924) ∼ 1 saison : 03.

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Messa di Gloria

Giacomo PUCCINI (1858-1924)

Les Puccini étaient musiciens de père en fils depuis Giacomo Puccini (1712-1781). A dix ans, Giacomo était soprano dans la maîtrise de S. Martino. Puis il étudia l'orgue et la composition auprès de plusieurs musiciens de Lucques et fut organiste dans plusieurs églises de la ville. Une représentation d'Aïda à Pise lui donna la révélation de sa vocation : il n'occuperait jamais le poste envié de maître de chapelle à la cathédrale mais serait compositeur d'opéras. En 1875, il composa la Messa di Gloria et en 1884 son premier opéra La Villi.


Agnus Dei extrait de la Missa di Gloria de Giacomo PUCCINI (1858-1924), interprété par Patrick GARAYT (Ténor) et la Formation Symphonique du COGE.

Après une période de grande pauvreté à Milan, il s'installa à Torre del Lago, où il fonda avec des amis fantaisistes le club de la Bohème. En 1893, Manon Lescaut marqua le début de la carrière triomphale de Puccini. Cette œuvre fut suivie de la Bohème en 1896, de Tosca en 1900, œuvre étonnamment audacieuse, et de Madame Butterfly en 1904, qui échoua à la Scala mais triompha quelques mois plus tard à Brescia. La Fanciulla del West, jouée en 1910 à New York, est l'œuvre la plus originale de Puccini mais n'a pas rencontré en Europe le succès qu'elle a connu aux Etats Unis.

En 1926 fut joué Turandot à la Scala. Puccini ayant succombé à une crise cardiaque en 1924, Turandot était resté inachevée et Alfano avait été chargé de compléter la partition. L'œuvre de Puccini est longtemps restée mal connue. Des interprétations caricaturales, qui exagèrent certaines «facilités », ont défiguré les ouvrages les plus populaires. Puccini est peut-être pourtant le plus grand représentant du vérisme italien. Les qualités de son art sont d'une part une remarquable efficacité dramatique, d'autre part une orchestration et une écriture vocale somptueuses. Il n'est pas resté indifférent aux acquisitions techniques de notre temps. Les audaces de Tosca, Butterfly, et surtout la Fanciulla, situent ces ouvrages parmi les chefs-d'œuvre d'opéra de notre siècle.

Par tradition familiale - quatre générations d'organistes et de maîtres de chapelle s'étaient succédées à Lucques dans sa famille - le jeune Giacomo Puccini était destiné à tenir l'orgue et à accompagner les offices au Duomo San Martino de sa ville natale. En réalité, le futur compositeur de Tosca avait reçu adolescent le virus de l'opéra en assistant à une représentation d'Aïda à Pise. Avant de quitter l'église et Lucques pour se consacrer à l'art lyrique, Puccini n'en écrivit pas moins une grande Messe à quatre voix et orchestre dans laquelle il intégra deux motets composés auparavant et qui fut créée le 12 juillet 1880 pour la fête de San Paolino, patron de la cité toscane.

Il s'agit donc du tout premier ouvrage d'envergure de Puccini qui, d'emblée, montrait des dons réels pour l'écriture vocale et l'orchestration mais aussi sa faculté de se référer aux aînés (Rossini, Bellini, Verdi) et son goût pour le théâtre lyrique. Certes la Messa comporte son lot de passages fugués (le début du Kyrie, le « Cum sancto spiritu » du Gloria, etc.), fruits de solides années d'études. Mais pour le reste, plus qu'à une cérémonie liturgique, elle s'apparente à une grande page profane et décorative où l'on entend l'écho de la marche de Nabucco de Verdi (le « Qui tollis peccata mundi » dans le Gloria) et où le ténor solo peut s'épancher dans un véritable air d'opéra (« Gratias agimus » du Gloria).

Puccini était bien conscient du caractère plus théâtral que sacré de sa messe : il réutilisa ultérieurement le Kyrie dans son opéra Edgardo et surtout le délicieux Agnus Dei, qui clôt l'œuvre dans un étrange climat de divertissement de salon, devint, pratiquement inchangé, le fameux madrigal de l'acte I de Manon Lescaut. De telles dérives profanes n'enlèvent rien à la qualité purement musicale de la Messe qui eut son petit succès local à sa création. On comprend d'autant moins pourquoi Puccini la rangea dans ses cartons et ne la fit jamais éditer. Il faudra attendre le début des années 1950 pour que l'œuvre soit découverte et connaisse sa deuxième exécution d'ailleurs triomphale ! C'est alors seulement qu'elle fut baptisée, on ne sait pourquoi, « Messa Di Gloria », titre qui n'était pas dans les intentions de l'auteur.

Manon Lescaut (Intermezzo)

Giacomo PUCCINI (1858-1924)

Ecrit à Lucques en 1876, le Preludio sinfonico est une œuvre de jeunesse qui a été longtemps ignorée puisqu'elle est restée inédite jusqu'en 1977, année où elle fut publiée par les soins de Pietro Spada. Le Preludio révèle un sens de la mélodie certain et un goût déjà précoce des effets théâtraux dans ses changements de dynamique, amusant chez un musicien de dix-huit ans.

Situé entre le deuxième et le troisième acte de Manon Lescaut, l' « Intermezzo » est un passage très célèbre de l'opéra écrit par le compositeur italien au début des années 1890. Typique des airs de Puccini, langoureux et sentimentaux, ce passage est censé résumer les événements qui se sont déroulés entre les deux actes (l'arrestation de Manon et son arrivée au Havre d'où elle sera déportée en Amérique), mais il décrit surtout les tourments et les espoirs de Des Grieux. Plusieurs de ses éléments proviennent du duo d'amour de l'acte II, et l'utilisation que fait Puccini du chromatisme et l'alternance entre tonalités majeures et mineures en renforcent l'intensité dramatique.

Motets : Quando Corpus, O Salutaris

Gioacchino ROSSINI (1792-1868)

Célèbre dans toute l'Europe à vingt-quatre ans, assez fou ou assez sage pour abandonner sa carrière à quarante ans et se condamner au silence pendant les trente-six dernières années de sa vie, Gioacchino Rossini a commencé son existence peu commune plus ou moins livré à lui-même, son père et sa mère étant respectivement corniste et cantatrice de théâtre et perpétuellement en tournée. Un charcutier de Bologne, à qui l'enfant avait été confié, lui fit donner des leçons de musique, si bien qu'à treize ans il trouvait des petits emplois au théâtre comme chanteur et comme instrumentiste. Un riche protecteur lui permit d'entrer au Liceo Musicale de Bologne. En 1810, son premier opéra, La Cambiale di Matrimonio, est joué en public à Venise. Plusieurs autres opéras sont représentés les années suivantes, principalement à Venise.

En 1815, Rossini accepte la direction musicale du théâtre San Carlo, avec obligation de composer pour ce théâtre un opéra par an. En 1822 il épouse la prima donna, Isabelle Colbran, à Bologne. C'est à Rome qu'il fait représenter en 1816 Il Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville), ouvrage qui devint dans toute l'Europe l'opéra comique le plus populaire de tous les temps. Il s'établit en 1824 à Paris comme directeur du théâtre italien. Il est ensuite nommé «premier compositeur du roi » et inspecteur général du chant en France. La création de Moïse en 1827 lui assure une position considérable, mais Guillaume Tell est mal accueilli. De plus, les événements de 1830 lui font perdre sa situation officielle. Tout cela déterminera Rossini à cesser de composer. De 1836 à 1855 il vit en Italie où il ne rompt le silence que pour achever son beau Stabat Mater. En 1855, il vient s'installer définitivement à Paris.

Aux somptueuses funérailles qui lui furent faites en l'église de la Trinité à sa mort en 1868, dix-huit grandes vedettes du chant chantèrent la prière de Moïse. L'imperturbable bonne humeur de Rossini anime toute sa musique. Dans son œuvre où culminent Il Barbiere et Cenerentola, il a su trouver l'équivalent musical de son légendaire sens de l'humour.

Dernière mise à jour le viernes 29 octubre 2010 à 15h41.